Archives mensuelles : janvier 2011

Article paru dans la Dépêche du 6 octobre 2005

jan 01 2011
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Pour la première fois la presse évoque le projet de suivi vidéo.

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Article publié en 2001 dans le magazine Albimag

jan 01 2011
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En 2001, le couple Albigeois commence à suciter de l’intérêt!

Le portrait du faucon pèlerin

jan 01 2011
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Le pèlerin : un prédateur particulièrement bien équipé

Les yeux, de grande taille, occupent un vaste volume dans la boîte crânienne.
A l’échelle humaine, ils auraient la taille d’un pamplemousse !
L’accuité visuelle est estimée 7 à 10 fois supérieure à celle de l’homme.

Les moustaches sombres situées près du bec et sous les yeux, réduisent la réverbération de la lumière, améliorant ainsi la perception visuelle.

La dent : si la proie est capturée, après un freinage dantesque, le faucon la tue immédiatement grâce à une petite excroissance située sur le bec supérieur, appelée la dent, qui servira à briser la colonne cervicale.
L’oiseau est généralement consommé au sol à un endroit habituel où l’on retrouvera fientes et autres pelotes.

Lors de piqués à grande vitesse (300 km/h et plus), le “frelon” limite l’entrée d’air dans les poumons, permettant ainsi à l’oiseau de respirer.

Les pattes (ou serres) sont dotées de tarses courts et robustes, terminées par de très longs doigts adaptés à la capture en vol. Sous les doigts, les pelotes charnues garnies de petites aspérités assurent un meilleur maintien des proies. Les doigts sont prolongés d’ongles particulièrement acérés et tranchants qui facilitent une bonne

pénétration dans le plumage.

Un corps particulièrement fuselé lui confère un très bon aérodynamisme associé à une répartition des masses au niveau des pectoraux.

Tous les ingrédients pour atteindre des vitesses vertigineuses !

Le vol du faucon : deux modes de capture

La proie est abordée par derrière dans son angle mort de vision.

La capture s’effectue en deux temps : la proie est frappée et assommée lors d’un rapide piqué, puis saisie dans sa chute, avant qu’elle n’atteigne le sol.

Le faucon pèlerin est l’oiseau le plus rapide en vol au monde, avec des piqués qui peuvent atteindre 320 km/h et même plus.

Son vol de chasse comporte typiquement 3 phases: le vol de placement, le piqué « ailes-fermées », et l’approche terminale de la proie.

Le vol de placement se développe, le plus souvent, sur de grandes distances.
Les mouvements d’ailes de grande amplitude sont énergiques et cadencés.
La direction initiale du vol paraît indépendante de la situation de l’oiseau convoité.
Pendant cette phase, la vitesse du faucon atteint certainement des vitesses de l’ordre de 80 à 100km/h.

Le piqué « ailes-fermées » est une chute plus ou moins oblique de plusieurs centaines de mètres, à plus d’un kilomètre. Durant cette séquence, la vitesse n’est pas constante. Elle subit des accélérations, quand le faucon colle ses ailes le long du corps, et des ralentissements, quand il les écarte plus ou moins, pour corriger sa trajectoire.
C’est durant cette phase de l’attaque que le faucon atteint sa vitesse maximale.

Le piqué terminal et la capture : la fin de trajectoire devient rectiligne et proche de l’horizontale, tant que l’oiseau attaqué ne détecte pas l’approche du rapace. Dans ce cas, la proie est selon les cas, « liée », c’est-à-dire directement saisie avec les serres, ou « buffetée », c’est-à-dire percutée avec les serres tendues en avant. Si le faucon est repéré, la proie fait un brusque écart, après quoi elle tente d’échapper en direction du sol.

Le faucon exécute alors un virage très court, donc très bruyant, pour enchaîner par un, voir plusieurs, piqués « secondaires » (si la première tentative est infructueuse et si l’espace disponible le permet).

(Les aquarelles ci-dessus sont de Nicolas de Faveri).
Les textes d’accompagnement sont inspirés des publications concernant le faucon pèlerin, « Le Faucon Pèlerin » de René-Jean Monneret Paysan Jurassien rjmonneret@wanadoo.fr dans la collection Delachaux et Niestle.

Le descriptif de l’opération

jan 01 2011
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La technique

La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) du Tarn a sollicité la ville d’Albi en 2005 pour la réalisation du projet de vidéo transmission du couple des faucons pèlerins nichant sur la cathédrale Sainte-Cécile.

Dans le cadre de sa démarche de développement durable et notamment dans sa volonté de préserver et mettre en valeur la biodiversité sur le territoire albigeois (Fiche action n°9 de l’Agenda 21 d’Albi), la ville a souhaité s’investir pleinement dans ce dossier par son financement et la mise à disposition des compétences techniques pour le montage et la réalisation du projet.

Dès 2006, un partenariat a été conclu avec la LPO pour la négociation des autorisations nécessaires aux installations techniques à mettre en place sur la cathédrale Sainte-Cécile.

Les autorisations ont été demandées à l’Architecte des bâtiments de France, l’Architecte en chef des monuments historiques et à l’archiprêtre de la cathédrale Sainte-Cécile. Après études des solutions techniques pouvant répondre aux objectifs de la LPO, un marché négocié a été lancé en 2007 par la ville pour l’achat et l’installation des caméras et des équipements informatiques nécessaires aux enregistrements audios et vidéos.

Deux caméras ont été installées au mois de novembre et décembre 2007. Une caméra est dirigée vers les éléments d’architecture servant de perchoir habituel pour les faucons, la seconde est dirigée vers le nichoir (elle est située environ à 3 mètres). Un micro a également été installé.

Schéma des installations

Les premières images permettant de valider les positions et les principes de transmission ont été disponibles fin janvier 2008 , mais sans possibilité d’enregistrement et avec la nécessité de traiter de nombreux paramètres vidéos.

Les installations informatiques définitives, matériels et logiciels ont eu lieu courant mars 2008 permettant ainsi les premiers enregistrements de qualité.

Il est possible aujourd’hui d’enregistrer à partir des deux caméras pendant 7 jours continus.

Les vidéos du faucon pèlerin, grâce la qualité des enregistrements, permettront de mieux observer et d’étudier le quotidien de l’espèce et contribueront également à la sensibilisation du public pour continuer à assurer sa sauvegarde.