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Le portrait du faucon pèlerin

jan 01 2011
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Le pèlerin : un prédateur particulièrement bien équipé

Les yeux, de grande taille, occupent un vaste volume dans la boîte crânienne.
A l’échelle humaine, ils auraient la taille d’un pamplemousse !
L’accuité visuelle est estimée 7 à 10 fois supérieure à celle de l’homme.

Les moustaches sombres situées près du bec et sous les yeux, réduisent la réverbération de la lumière, améliorant ainsi la perception visuelle.

La dent : si la proie est capturée, après un freinage dantesque, le faucon la tue immédiatement grâce à une petite excroissance située sur le bec supérieur, appelée la dent, qui servira à briser la colonne cervicale.
L’oiseau est généralement consommé au sol à un endroit habituel où l’on retrouvera fientes et autres pelotes.

Lors de piqués à grande vitesse (300 km/h et plus), le “frelon” limite l’entrée d’air dans les poumons, permettant ainsi à l’oiseau de respirer.

Les pattes (ou serres) sont dotées de tarses courts et robustes, terminées par de très longs doigts adaptés à la capture en vol. Sous les doigts, les pelotes charnues garnies de petites aspérités assurent un meilleur maintien des proies. Les doigts sont prolongés d’ongles particulièrement acérés et tranchants qui facilitent une bonne

pénétration dans le plumage.

Un corps particulièrement fuselé lui confère un très bon aérodynamisme associé à une répartition des masses au niveau des pectoraux.

Tous les ingrédients pour atteindre des vitesses vertigineuses !

Le vol du faucon : deux modes de capture

La proie est abordée par derrière dans son angle mort de vision.

La capture s’effectue en deux temps : la proie est frappée et assommée lors d’un rapide piqué, puis saisie dans sa chute, avant qu’elle n’atteigne le sol.

Le faucon pèlerin est l’oiseau le plus rapide en vol au monde, avec des piqués qui peuvent atteindre 320 km/h et même plus.

Son vol de chasse comporte typiquement 3 phases: le vol de placement, le piqué « ailes-fermées », et l’approche terminale de la proie.

Le vol de placement se développe, le plus souvent, sur de grandes distances.
Les mouvements d’ailes de grande amplitude sont énergiques et cadencés.
La direction initiale du vol paraît indépendante de la situation de l’oiseau convoité.
Pendant cette phase, la vitesse du faucon atteint certainement des vitesses de l’ordre de 80 à 100km/h.

Le piqué « ailes-fermées » est une chute plus ou moins oblique de plusieurs centaines de mètres, à plus d’un kilomètre. Durant cette séquence, la vitesse n’est pas constante. Elle subit des accélérations, quand le faucon colle ses ailes le long du corps, et des ralentissements, quand il les écarte plus ou moins, pour corriger sa trajectoire.
C’est durant cette phase de l’attaque que le faucon atteint sa vitesse maximale.

Le piqué terminal et la capture : la fin de trajectoire devient rectiligne et proche de l’horizontale, tant que l’oiseau attaqué ne détecte pas l’approche du rapace. Dans ce cas, la proie est selon les cas, « liée », c’est-à-dire directement saisie avec les serres, ou « buffetée », c’est-à-dire percutée avec les serres tendues en avant. Si le faucon est repéré, la proie fait un brusque écart, après quoi elle tente d’échapper en direction du sol.

Le faucon exécute alors un virage très court, donc très bruyant, pour enchaîner par un, voir plusieurs, piqués « secondaires » (si la première tentative est infructueuse et si l’espace disponible le permet).

(Les aquarelles ci-dessus sont de Nicolas de Faveri).
Les textes d’accompagnement sont inspirés des publications concernant le faucon pèlerin, « Le Faucon Pèlerin » de René-Jean Monneret Paysan Jurassien rjmonneret@wanadoo.fr dans la collection Delachaux et Niestle.

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